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En 1907, Michael Winburn, homme d'affaires américain, achète à Paris un baume capable d'éradiquer les eczemas tenaces. Guéri grâce à cette pommade, ce dirigeant d'une entreprise de produits chimiques, l'Omega Chemical Company, et d'une agence de publicité, décide de s'associer au pharmacien Louis Nathan, pour commercialiser ce remède. L'huile de Cade utilisée comme composant du remède, donne son nom à la marque : Cadum.
L'usine de Courbevoie commercialise alors en pharmacie le baume à l'huile de cade, une pommade et un dentifrice. Le savon Cadum apparaît en 1912 dans tout type de points de vente à prix modique. Sur le modèle de l'économie américaine, la société base son commerce sur la publicité et la démocratisation des préceptes hygiéniste en France autour de l'usage du savon solide. On peut ainsi lire Ne vous grattez jamais ! Pommade Cadum soulage immédiatement et guérit toutes les affections de la peau .
Winburn adopte le marketing moderne reposant sur un concept fort (douceur + bébé + code couleur rose) et a recours à une publicité intensive utilisant l'image du bébé Cadum. Il commande en 1912 au peintre académique Arsène-Marie Le Feuvre l'illustration d'un poupon, devant symboliser la propreté et la douceur. Le bébé à la sortie du bain, assis sur un drap devant la baignoire, avec savon et éponge, devient l'image emblématique de Cadum. Il colonise les murs de Paris après la Première Guerre mondiale. En parallèle, la marque utilise les stars de l'époque, dont Mistinguett, Gabrielle Robinne et Huguette Duflos, pour vanter ses mérites.
La société diversifie ses produits avec du shampooing, du talc, un cold cream, et un bâton de barbe. Le succès culmine en 1930, la marque détenant la moitié du marché des produits d'hygiène corporelle, jusqu'à même se retourner contre la marque, quand cette même année, des critiques se font entendre contre l'omniprésence des bébés dans la publicité et des affiches de Cadum en particulier. Les savons de Marseille peu différenciés perdent le marché du soin du corps pour se concentrer sur le soin du linge.
Après la guerre, alors que les savons de Marseille disparaissaient à l'avantage des lessives, la société Cadum lançait le 1er détergent sous la marque PEC (Produit d'entretien Cadum) qui deviendra PAIC.
En 1952, la société Cadum fusionne avec la société Palmolive France, filiale de Palmolive USA. La nouvelle entité porte le nom de Cadum Palmolive. Puis en 1964, elle prend le nom de Colgate-Palmolive. Le bébé retrouve le haut de l'affiche, après une mise en sommeil durant la période de la guerre, et est désormais dans la baignoire, avant d'être abandonnée dans les années 1960, si ce n'est sur les emballages.
Cédé par Colgate-Palmolive en 2003, la marque est reprise par le fond d'investissement CDC Capital de la Caisse des dépôts et consignations et CIC Finance, puis le fonds franco-britannique Milestone, sur l'impulsion de deux entrepreneurs, Gilles Nouailhetas et Jean-Marie Total. Les produits Cadum sont fabriqués à Compiègne et sont parmi les plus vendus en France. Le savon Cadum a été reconnu comme le meilleur savon solide de France dans un livre évaluant les cosmétiques car il n'utilise ni conservateur, ni EDTA, ni BHT. La société détient également les marques de savons Cléopâtra et Donge. Se concentrant sur le marketing et la recherche et développement, la distribution des produits est sous-traitée à Eugène Perma jusqu'en 2008 avant la création début 2009 d'une Force de Vente en propre (société Cadum). De nouveaux produits ont été lancé, investissant les segments du gel douche et des produits de soin pour les bébés puis pour les mères.
L'expression Bébé Cadum utilisée par tous les enfants à l'école maternelle illustre la notoriété vite acquise par l'icône de la marque. En 1924, la société organise la première élection du bébé Cadum. Cadum est aujourd'hui une gamme de savons et de douches.
Un bébé métisse pour la première fois lauréat du concours '' Bébé Cadum '' . Le Monde du 27.01.09
Pour la première fois, un enfant métisse a été élu '' Bébé Cadum '' , lors de ce concours de bébé modèle créé en 1924 et relancé depuis quatre ans par les nouveaux propriétaires de la marque de savonnettes. Désigné par un jury présidé par la styliste Inès de la Fressange, l'enfant, une fillette de 17 mois prénommé Maï-Anna, de père sénégalais et de mère française, vit en région parisienne. Le jury était notamment composé du professeur de médecine Francine Leca, de la journaliste Catherine Laborde et du '' Bébé Cadum 1925 '' Maurice Obréjean. Les 11 bébés finalistes 2009, dont 3 noirs, un métisse et un asiatique, avaient été désignés par un vote sur internet. Le concours est doté notamment d'un prix de 6.000 euros. Le Bébé Cadum est '' le reflet de son époque depuis plus de 80 ans '' et '' il devient représentatif de la France d'aujourd'hui '' , estime Gabriel Augusto. Le directeur marketing de Cadum se défend d'avoir fait un coup médiatique, en invoquant l'indépendance du jury et le contrôle sous huissier, tout en reconnaissant que '' l'effet Miss France (une étudiante métisse franco-américaine, Chloé Mortaud, couronnée le mois dernier, ndlr) et Obama a pu jouer '' . La société Cadum a été fondée en 1907, avec comme logo l'image d'un bébé éclatant de santé, imposée à grands renforts de campagnes publicitaires. Un '' Bébé Cadum '' a été élu à partir de 1924, et en 1993, Le Petit Robert a intègre cette expression avec comme définition: '' du nom d'une marque de savonnette, un enfant rose et rond '' . La direction de Cadum a indiqué qu'elle ne comptait pas pour autant utiliser le nouvel élu comme visage de sa marque. Pas de changement non plus du côté du Petit Robert: la directrice éditoriale Marie-Hélène Drivaud a indiqué à l'AFP que le '' bébé rose et rond '' se contentait '' de décrire le visuel historique de la marque '' .
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